Vous gérez le marketing d’un site d’information, d’un site e-commerce ou d’un autre type de service en ligne. Vous savez donc que le trafic est le carburant qui fait tourner la machine. Mais toutes les sources de trafic n’ont pas la même qualité. Certaines sont carrément frelatées, à éviter quoi qu’il arrive. Voici un aperçu des sources de trafic, des plus saines aux plus toxiques. 

1° La meilleure source de trafic n’en est pas une.

Souvent quand on parle de source de trafic, on pense avant tout à un site référent, d’où proviennent les visiteurs. Si vous utilisez Google Analytics, vous pouvez aisément dépister l’ensemble de ces sources. Si le trafic n’est généré ni par des sites référents (incl. les réseaux sociaux), ni par des campagnes publicitaires ni par des recherches organiques il sera considéré comme « direct » par votre outil d’analyse. À noter: le chiffre peut être légèrement trompeur car Google y inclut également le trafic résultant de la suggestion de votre domaine aux visiteurs qui saisissent le nom de votre service dans la barre d’adresse de leur navigateur, parfois sans connaître exactement l’URL de la destination.

Mais ce chiffre est révélateur de la notoriété de votre service et il reflète dès lors l’impact de la meilleure source de trafic parmi toutes: le bouche à oreille. Vous serez peut-être un jour victime d’une pénalité de Google qui réduira la part de votre trafic organique mais rien ne peut vous enlever le trafic résultant de la qualité intrinsèque de votre service.

2° Le trafic issu de la recherche, une source à développer avec prudence.

Qui ne rêverait pas d’un site web dont plus de 75% du trafic serait issu de recherches organiques pour lesquelles aucun investissement publicitaire n’aurait été déboursé ? C’est possible, de nombreux sites jouissent d’une telle proportion de trafic gratuit. Ceci dit, tout dépend de la nature du service et du contenu (événementiel ou pérenne), de l’autorité du domaine (que vous pouvez vérifier via Moz) tributaire notamment de la qualité des backlinks et, pour les sites de contenu, du volume de pages (de qualité) indexées.

Le risque, c’est de se lancer dans une campagne SEO (optimisation des résultats issus de la recherche) trop agressive, en mode « black hat », qui ferait usage de techniques douteuses (notamment les fameux Réseaux de Blogs Privés qui revendent des backlinks au kilo sans aucune valeur ajoutée). Les moteurs de recherche sont aujourd’hui bien plus raffinés qu’ils ne l’étaient il y a quelques années et ils peuvent rapidement pénaliser des acteurs adeptes du gavage de mots clés et des backlinks de piètre qualité.

On ne compte plus les sites qui ont explosé en plein vol pour avoir trop tiré sur la corde du SEO. Il n’y a pas de recette miracle. Si votre site est rapide, optimisé mobile, bien structuré, que son contenu correspond réellement aux recherches du public cible et que d’autres sites légitimes en font naturellement l’écho, vous progresserez dans les résultats et pourrez un jour briguer une place au top de la première page de Google. Soyez méticuleux et patients, c’est le meilleur conseil que l’on puisse vous donner.

3° Le trafic social, une drogue qui peut coûter cher.

Ne nous voilons pas la face, l’audience de Facebook est massive. Il serait donc aberrant de ne pas aller y chercher du trafic. Ceci étant, on ne rase plus gratis chez Zuck. Si vous souhaitez qu’une publication génère du trafic vers votre site, il faudra sortir la carte bleue et amplifier votre post, ne fût-ce que modérément. L’algorithme de Menlo Park est en évolution constante. Pour des raisons évidentes, Facebook préfère notamment que vous racontiez vos histoires sur son mur (vidéos natives, instant articles,…) plutôt que d’emmener l’internaute votre site web.

Ce qui est acquis aujourd’hui ne le sera peut-être pas demain. Veillez donc à éviter les excès de l’accoutumance.

facebook sources de trafic

Ne vous privez cependant pas d’établir une présence organique sur les principaux réseaux, à condition d’avoir les ressources pour les alimenter en contenu.

Instagram, Pinterest ou Youtube peuvent s’avérer de précieuses sources de trafic récurrent si le contenu que vous y publiez génère naturellement une audience substantielle. Pour revenir à Facebook, soyez actif dans des groupes dont la thématique correspond à votre cible. Sans que la fréquence de vos publications n’y soit perçue comme du spam. Il en va de même pour les groupes Linkedin, un réseau où vous pourrez développer une audience premium, tout comme sur Medium. Reddit peut aussi vous apporter du bon trafic mais vous devrez y gagner du Karma avant de publier vos messages, avec parcimonie, pour éviter les trolls.

4° Le trafic payant (légitime), à condition que le ROI soit positif.

Il n’y a rien de mal à se faire du bien. Si vous achetez du trafic légitime via des éditeurs premium et que ce trafic génère sur la durée un retour sur investissement positif, il n’y a pas de raison de vous en priver. D’autant que les visiteurs ainsi acquis pourront revenir de leur plein gré et rameuter du monde. Tenez simplement bien les comptes pour vous assurer de la pertinence de vos investissements.

Une première manière de jauger la qualité du trafic est d’analyser le taux de rebond ET le temps passé sur votre site depuis un référent donné. La double condition a son importance. En effet le taux de rebond équivaut au pourcentage de gens qui n’auront visité qu’une seule page sur votre site depuis la source donnée. Vous préférez sans doute qu’il soit sous la barre des 50%, ce qui signifie que vous aurez happé le client dans les méandres de votre site. Certes, mais il n’y a au fond rien de mal à ce que le visiteur trouve son bonheur exclusivement sur la page de destination (même s’il pourra revenir plus tard). La question est de savoir s’il sera resté suffisamment longtemps sur cette page pour effectivement y consommer l’information. Un taux de rebond de 80% avec une durée moyenne de 3 minutes est plutôt une bonne nouvelle. Un taux de rebond de 80% avec 5 secondes de visite est le signe d’un trafic peu qualifié.

Il y a fort à parier que le trafic que vous achèterez en mode « recherche » sur Google sera plus qualifié que celui que vous obtiendrez par la kyrielle des services de recommandation qui pullulent aujourd’hui sur le web. Limitez-vous à ceux qui ont pignon sur rue et sélectionnez les emplacements où les suggestions seront affichées. Promouvoir vos services sur un site de « contenu viral » bas de gamme ne vous amènera que du mauvais trafic.

Cela nous conduit tout doucement au côté obscur de la force… 

5° Le trafic frauduleux, à éviter comme la peste.

BuzzFeed a récemment consacré un article très bien documenté au trafic magique qui se révèle souvent frauduleux. Si l’on vous vend des dizaines de milliers de visites soit-disant réelles à un prix cassé, cela signifie immanquablement que la source est frelatée. Même s’il peut paraître tentant d’améliorer vos chiffres en fin de trimestre, évitez ce trafic comme la peste. Lorsque vous serez pris la main dans le sac, vous perdrez la confiance de vos annonceurs et pourrez même subir les foudres de Google.

sources de trafic pop under

Juste pour vous donner une petite idée de la dernière technique à la mode, voici comment les escrocs s’y prennent.

Ils créent un bouquet de sites web sur une thématique légitime (le sport, les jeux, la mode,…). Ils achètent du trafic au kilo sur des sites pornographiques. Quand un internaute visite l’un de ces sites X, une fenêtre s’ouvre sous la page qu’il visite, on appelle ça un « pop under ». L’escroc n’espère pas nécessairement que l’internaute écarte les yeux de l’objet dénudé de son vice. Le pop under est considéré comme une excroissance légitime de la visite du site porno. C’est une visite humaine, pas un bot automatique, vu que l’internaute a bien consulté le site porno qui provoque l’ouverture.

Le pop under ouvre d’abord une page du bouquet de sites tampons de l’escroc, pour brouiller les pistes. Ensuite un script ouvre le site du client (celui qui a la mauvaise idée d’acheter du trafic en vrac). Le référent sera donc un site a priori légitime, du même secteur que la cible finale. Le script restera suffisamment longtemps sur la page de destination pour que la visite paraisse normale. Puis il chargera une autre page du client, pour réduire le taux de rebond. Malin le stratagème…

Tout ça au départ d’une fenêtre cachée sur un site classé X. Seul hic, aucun humain n’aura réellement visité la destination, alors que le site en question y aura peut-être vendu de l’espace premium à un annonceur. La grosse arnaque.

6° Trafic fantôme. Vous n’y êtes pour rien.

Sur Google Analytics, vous remarquerez parfois des sources d’un air douteux, qui peuvent également se cacher derrière des appellations légitimes (si un gros média vous « envoie » du trafic et qu’aucun article n’a été publié par cette source, vous devez vous poser des questions). Il s’agit d’un trafic fantôme, généré par des spammers, qui espèrent que la curiosité de certains webmasters générera du trafic sur leurs sites poubelles (qu’ils parviendront ainsi à monétiser avec de la pub).

Il ne s’agit pas de trafic à proprement parler car aucune visite n’aboutit physiquement sur votre site. Les spammers attaquent directement les serveurs de Google Analytics, ce qui crée les logs d’un faux trafic. Il est possible d’exclure ce trafic fantôme de vos statistiques, en créant un filtre comme vous l’explique cet article.

La valeur est dans la base, votre source #1 de trafic légitime.

Terminons cet article par un conseil et une note positive. Quelle que soit la source légitime de votre trafic, il est impératif que vous puissiez capitaliser sur ces visites et amorcer la pompe de la récurrence. La meilleure manière d’y parvenir est de mettre en place dès que possible des outils vous permettant de collecter les adresses email (et d’autres infos) de vos visiteurs, pour leur proposer périodiquement une newsletter.

Nos clients éditeurs les plus actifs parviennent à générer plus de 50% du trafic de leur site web par le simple biais de leur newsletter, qui constitue donc pour eux la source #1 de trafic, en totale indépendance des GAFA. Et, cerise sur le gâteau, nous pouvons vous aider à monétiser ces newsletters, par l’insertion d’une publicité ciblée. Ce canal de communication sera donc à la fois pour vous source de trafic (qui génèrera des revenus) et source de revenus additionnels.

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